A force de vouloir répondre à l’angoisse bien réelle de la surexposition des jeunes aux écrans par des mesures spectaculaires, le gouvernement s’engage dans une impasse politique, éducative et sociale. Le projet de loi visant entre autres à interdire le téléphone portable dans les lycées dès la rentrée scolaire 2026 en est l’illustration la plus flagrante.
Tout d’abord, la méthode interroge. La communauté éducative – enseignants, personnels de direction, CPE, parents, élèves, mais aussi les organisations syndicales – n’a pas été associée à la réflexion en amont. Pire : elle est convoquée en urgence le 7 janvier 2026 dans le cadre d’un Conseil supérieur de l’Education nationale [instance consultative du ministère de l’Education nationale, ndlr].
Une telle réforme, qui touche au cœur du fonctionnement quotidien des établissements, ne peut être décidée dans un tel mépris du dialogue social et professionnel.
Un encadrement déjà strict
Ensuite, l’argumentaire du gouvernement repose sur une transposition abusive de ce qui existe déjà au collège. En effet, d




