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Intervention des Etats-Unis au Venezuela : le temps des loups et des agneaux

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Pour l’avocat Johann Soufi, l’intervention américaine acte un effondrement du droit international. Les violations qui ont eu lieu en Iran, en Palestine, en Ukraine peuvent atteindre toutes les régions du monde et risquent de toucher le droit interne, inévitablement.

Des opposants à l'ancien président vénézuélien Nicolás Maduro manifestent à Doral, en Floride, le 4 janvier 2026. (GIORGIO VIERA/AFP)
Par
Johann Soufi, avocat spécialisé en droit international et chercheur associé au centre Thucydide, université Paris-II Panthéon Assas.
Publié le 06/01/2026 à 12h18

«La raison du plus fort est toujours la meilleure.» Trois siècles après La Fontaine, et plus de soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, cette maxime est redevenue la règle structurante des relations internationales. En ce sens, l’opération américaine menée dans la nuit du 2 janvier 2026 sur le territoire vénézuélien et la capture de son président s’inscrivent moins dans une forme de rupture que dans la continuité d’un processus d’érosion de l’état de droit international, nourri par les renoncements et les silences occidentaux face aux crimes commis ces dernières décennies, de l’Irak à la Palestine.

Une violation manifeste que rien ne saurait justifier

L’opération militaire américaine constitue une nouvelle violat

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