Il m’a fallu du temps pour reprendre la plume, tant les massacres perpétrés par le régime iranien m’ont plongée dans l’angoisse et la détresse. Des corps par milliers empilés dans des sacs à même les trottoirs, des hommes, des femmes, des enfants tués dans la rue à balle réelle, des forces de sécurité, Gardiens de la révolution ou bassidji, postés sur les toits visant la tête et le torse des manifestants mobilisés, dans plusieurs villes du pays depuis le 28 décembre. Des dizaines de milliers d’Iraniens ont été ainsi assassinés en quelques jours.
Malgré le contrôle exercé sur les communications, le bilan commence à être établi par les organisations des droits humains. Il faut y ajouter la répression en cours où ces mêmes organisations évoquent des prisons surpeuplées, des manifestants torturés, des étudiants, médecins, avocats, journalistes, artistes, membres de minorités ethniques et religieuses…, sont interpellés sur leurs lieux de travail, à leur domicile lors de raids nocturnes et même dans des hôpitaux, rappelle Amnesty International.
Les meurtres de masse de 1988
Tout cela fait tragiquement écho au passé sanglant de la république islamique et notamment aux meurtres de masse commis durant l’été 1988




