Mercredi soir, j’ai regardé Gisèle Pelicot parler. Elle venait présenter son livre dans l’émission la Grande librairie. J’avais suivi le procès. Je savais ce qui s’était joué, dans le vacarme des titres et le flot d’informations. Mais là, c’était autre chose. Pour la première fois, je l’entendais, elle. Longuement. Calmement. Sans trembler. Et j’ai pris ça en pleine gueule.
Je ne m’attendais pas à ressentir autant de choses en même temps. De la tristesse. De la colère. Du dégoût, évidemment. Et puis une gêne. Pas une honte personnelle, pas parce que j’ai fait quelque chose. Pas de la culpabilité. Je sais que je ne suis pas eux. Je sais que je ne ferai jamais ça. Mais j’ai ressenti une gêne d’être un homme.
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