Depuis plus d’un an, la démocratie américaine est assiégée de toutes parts.
Des prérogatives du Congrès ont été méthodiquement rognées au profit de la Maison Blanche. Une partie du pouvoir judiciaire est désormais sous l’influence directe du Bureau ovale. Des agences fédérales ont été fermées ou mises au pas. La police de l’immigration a été transformée en une force quasi personnelle, déployée avec une violence inédite dans les grandes villes démocrates. La garde nationale est mobilisée ici et là, de manière le plus souvent illégale, tandis que la menace permanente d’invoquer l’Insurrection Act – autrement dit l’état d’urgence – plane sur la vie politique américaine.
Les médias publics ont été attaqués, asphyxiés ou eux aussi fermés. Les médias privés subissent des pressions constantes, allant jusqu’à des demandes de renvoi de figures emblématiques de la télévision, accusées de «véhiculer des idées de la gauche radicale», voire assimilées au terrorisme.
Les universités sont ciblées comme jamais dans une démocratie occidentale depuis la première moitié du XXᵉ siècle : départements placés «sous tutelle» à Columbia, matières interdites à Princeton et ailleurs. La Cour suprême elle-même a franchi un seuil historique en décrétant qu’aucun juge fédéral ne pouvait désormais bloquer, à l’échelle nationale, une décision présidentielle.
Autour du Président, des figures comme J.D. Vance ou Susie Wiles, secrétaire générale de la Maison Blanche – qualifiée par Trump lui-même de «f




