C’est de la piraterie. Lorsque, dans le seul but de jeter en prison un journaliste qui se trouvait à bord, le président bélarusse organise le détournement d’un vol international traversant son espace aérien, on fait face à une pure et simple piraterie d’Etat.
M. Loukachenko s’est assis, dimanche, sur toute légalité internationale. La première leçon à tirer de ce crime est qu’il n’est pas seulement un dictateur. Sans foi ni loi, il est également un imbécile, car les manifestations de masse avaient cessé à Minsk. L’opposition cherchait les moyens de rebondir sans les avoir encore trouvés. Les Occidentaux, disons-le, finissaient par se résigner au sort du Belarus. A défaut de regagner une popularité, ce dictateur était en train de briser la contestation suscitée par sa réélection truquée de l’été dernier. Et que fait-il ?




