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L’accueil de Léon XIV en Turquie et au Liban, un contre-exemple à la musulmanophobie croissante en France

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La visite du pape dans les deux pays rappelle que la paix est un choix, politique et moral : l’esprit d’un islam d’hospitalité et d’un catholicisme d’ouverture y a été célébré, relèvent le recteur de la Grande mosquée de Paris et des personnalités du monde médical et universitaire.

Léon XIV à Beyrouth, le 2 décembre 2025. (Giuseppe Cacace/AFP)
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Le recteur de la Grande mosquée de Paris et des personnalités du monde médical et universitaire
Publié le 04/12/2025 à 16h48

D’après Vatican News, la visite du Pape Léon XIV en Turquie, organisée à l’occasion du 1700e anniversaire du premier concile de Nicée, avait vocation à «bâtir la paix, l’unité et la réconciliation, au sein de l’Eglise, avec les autres confessions chrétiennes et avec les autres religions». Ce sont de grandes intentions, souvent répétées dans les discours ; pourtant, à Istanbul, elles ont soudain pris la forme d’un geste d’une beauté désarmante.

A la mosquée Bleue d‘Istanbul, là où Benoît XVI en 2006 et François en 2014 avaient déjà franchi un seuil symbolique, Léon XIV a été accueilli au son de Talaa al-Badru ‘Alaynā. Un poème vieux de quinze siècles, entonné lorsque le Prophète Muhammad arriva à Médine, accueilli par une cité bigarrée où coexistaient des Arabes, des Juifs, des chrétiens et des animistes. Un ch

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