A l’heure où les Kurdes, en particulier ceux de France, se sont recueillis et ont manifesté à Paris samedi 10 janvier pour demander vérité et justice après les deux triples assassinats visant la communauté kurde en 2013 et 2022, d’autres Kurdes, cette fois au Kurdistan, font face à une violence extrême et à la menace de nouveaux massacres.
En Syrie, le nouveau gouvernement de Damas, dirigé par Ahmed al-Charaa, a attaqué pendant plusieurs jours les quartiers kurdes d’Alep, Cheikh Maqsoud et Achrafieh. A ce jour, on dénombre plus de 100 morts et plus de 150 000 civils déplacés. Ces opérations militaires visent à faire pression sur l’alliance kurdo-arabe de l’Autorité autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (Aanes, aussi appelée Rojava), engagée depuis mars 2025 dans des négociations avec Damas sur son intégration politique et militaire au sein de la nouvelle Syrie. La branche militaire de l’Aanes, les Forces démocratiques syriennes (FDS), ont averti le 7 janvier que «la poursuite de cette agression contre les civils entraînera de graves répercussions qui ne se limiteront pas aux quartiers de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh ni à la seule ville d’Alep, mais transformeront toute la Syrie en zone de guerre ouverte,




