L’heure serait aux hommes forts, à l’affranchissement de toutes les normes ou peu s’en faut. La morale en politique, les droits humains qui en découlent, ne serait qu’un gage d’inaction et d’impuissance. Des ténors de la vie politique se sont depuis des mois bousculés pour nous chanter cette antienne. L’un de ces experts de plateau allergiques à la sanction des diplômes a même récemment prétendu que le salut public exigeait un allègement drastique du code de la route !
Je crains qu’il n’y ait là qu’une mousse politico-médiatique, contrecoup d’une eutrophisation d’un débat public sous influence de fortunes et d’idées malsaines. Certes politique et morale ne se sont jamais recouverts. Les Anciens le savaient et Machiavel en a administré la preuve à l’aube de la modernité.
En revanche le largage politique de toute espèce d’amarre morale conduit nécessairement à la catastrophe. L’administration Trump, comme les nations les plus agressives, nous en administre une nouvelle preuve.
L’Iran excelle toujours dans le massacre de sa propre population
La république islamique d’Iran est, en la matière de déni de toute espèce de morale, un parangon absolu. Le seul domaine où elle excelle est la terreur. Et encore, elle a fini par perdre les proxys qui lui permettaient de la répandre hors de ses frontières. Mais elle excelle toujours dans le massacre de sa propre population. En dehors de ces prouesses, il en va de l’économie et du bien-être de la population, comme du taux de change entre dollar et rial : quasiment rien pour un rial.
La pauvreté de la popu




