La presse est aujourd’hui plongée dans une profonde transformation sous l’effet du numérique. La hausse constante du nombre d’abonnements et des audiences en ligne témoigne de son adaptation réussie aux nouveaux usages. Cependant, une partie importante de nos lecteurs reste attachée au journal papier, dont plus de deux millions d’exemplaires continuent à être livrés tous les jours et qui fournit 80 % des revenus du secteur – permettant notamment de financer les investissements nécessaires dans le numérique.
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Cet équilibre fragile est aujourd’hui remis en cause par l’augmentation vertigineuse des coûts de distribution – et particulièrement par la perspective d’une augmentation brutale des tarifs postaux.
Le service public de distribution postale de la presse, institué par la loi, est en effet un rouage essentiel de la chaîne de l’information, qui permet de servir les lecteurs situés dans les zones les plus isolées.
Les conditions de cette mission sont aujourd’hui remises en cause : alors que la Poste et l’Etat s’étaient engagés à plafonner les augmentations tarifaires jusqu’en 2027, ils s’apprêtent aujourd’hui à revenir sur leur signature, en augmentant massivement le prix du transport postal.
Une telle décision remettrait en cause, pour nos concitoyens situés dans les zones les moins denses du territoire, la disponibilité de leur journal ou de leur magazine à un coût raisonnable.
Les coûts de distribution augmentent quand les volumes distribués baissent
Quelles sont les raisons d’un tel revirement ? La Poste prétend que les coûts de distribution de la pr




