Leonardo Padura était l’invité du Hay Festival qui s’est tenu à Carthagène des Indes en Colombie du 28 janvier au 1er février et où se retrouvent, chaque année, les grands noms de la littérature mondiale et latino-américaine. En Colombie, comme dans toute l’Amérique latine, l’écrivain, qui continue de vivre à La Havane, est une véritable star.
A 70 ans, il vient de publier en espagnol Morir en la Arena (Tusquets, 2025), l’un de ses romans les plus tristes et pessimistes qui s’étend sur les derniers cinquante ans et évoque la vie quotidienne en terre castriste de manière magistrale et implacable.
Dans Aller à La Havane (Métailié, 2026) qui vient de paraître en français, l’écrivain cubain trace un portrait à la fois passionné et désenchanté de la ville qu’il n’a jamais quittée. Alors que les pressions américaines contre Cuba sont de plus en plus fortes, Libération l’a rencontré.
Nous vivons une période agitée et compliquée. De quoi avez-vous peur ces jours-ci ?




