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Libération
TRIBUNE

Les plus riches ont choisi d’abandonner la guerre contre la pauvreté et d’intensifier la guerre contre les pauvres

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Alors que Trump supprime l’USaid, la droite et l’extrême droite françaises proposent de diminuer les moyens de l’Agence française de développement. Le pauvre à l’extérieur des frontières a le profil idéal du parasite indésirable. Une décision contre le bien commun, pour le président de l’ESS France et ancien candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon.
Ici, à Bukavu (RDC) après le passage de pillards, le 21 février 2025. (Luis Tato/AFP)
par Benoît Hamon, ancien candidat à l’élection présidentielle, président de l'ESS France
publié le 14 mars 2025 à 15h08

La raison finit toujours par avoir raison, pensions-nous naïvement. Plus à l’heure de Trump, de Musk et consorts, quand désormais «deux et deux font cinq, si Trump le décide» s’inquiétait Olivier Berné, directeur de recherches au CNRS, sur France Inter le 5 mars. Ainsi, la science américaine observe, effarée, des politiciens biberonnés au créationnisme ou aux théories complotistes lever ou baisser le pouce selon leur sujet de recherche. Ce sont toutes les politiques publiques qui sont évaluées à l’aune du double critère, des intérêts personnels directs de ceux qui tiennent les rênes du pouvoir fédéral, d’une part, des dogmes de leur religion, leur secte ou leurs croyances d’autre part. Ce n’est pas une cure d’austérité, c’est une purge idéologique. Les politiques de santé ou environnementales sont piétinées. Les politiques d’ai