Tourmentées à raison par les rodomontades zigzagantes du président des Etats-Unis, Donald Trump, sur les taxes douanières ou les guerres en Ukraine, à Gaza et ailleurs, les opinions publiques européennes ne font plus grand cas, il faut bien le reconnaître, de sa gestion de la question migratoire. Or l’enjeu est considérable, les convulsions, majeures, et les impacts, désastreux. Certes, il est encore trop tôt pour dire si, quantitativement, l’actuel occupant de la Maison Blanche fera «mieux» que ses prédécesseurs – rappelons que le premier mandat de Trump avait enregistré plus d’entrées illégales que sous Obama, bien moins d’expulsions que sous Obama ou Biden et nettement moins de kilomètres de mur frontalier construits… – mais le caractère humainement ignoble des décisions et actes politiques en cours, lui, est déjà avéré.
Racisme viscéral
Les exemples sont légion et dépassent l’entendement, tant ils mêlent l’arbitraire à la brutalité, la confusion à l’illégalité. Un racisme viscéral, exprimé dans les termes les plus crus, irrigue le tout. Et l’impéritie de la démarche, pour ne pas évoquer la bêtis




