Le voilà de retour dans l’actualité. Le peuple iranien.
A nouveau au centre du monde et cependant plongé dans la nuit. La nuit noire de l’isolement. Celle à partir de laquelle le carnage a commencé, transformant soudain le pays en une forteresse morbide où l’horreur semble sans limite. Tirs à bout portant, cadavres entassés par milliers dans des hangars, familles hagardes ouvrant des sacs mortuaires à la recherche des leurs, prisonniers menacés de pendaison, arrestations, intimidation.
Pourtant, malgré l’ampleur inédite de cette tuerie de masse, et malgré notre sidération, les images et les témoignages qui trouent le black-out et nous parviennent au compte-gouttes nous racontent encore et toujours la même histoire. Comme en 2022, après la mort de Mahsa Jina Amini ; comme en 2020 après le crash de l’avion ukrainien, comme en 2019, en 2017, en 2009,




