L’histoire du mouvement des droits civiques aurait certainement été toute autre sans Claudette Colvin. Morte mardi 13 janvier à 86 ans, elle fut le patient zéro, la patiente combattante pour une égalité de droits sans cesse remise au lendemain. Quand on pense mouvement des droits civiques, les noms de Martin Luther King et Rosa Parks viennent immédiatement, sans réfléchir, comme une évidence. Partout dans le monde, des bibliothèques, des parcs, des écoles, des rues, des stations de bus, de tramways, portent leurs noms. Et pourtant, le 2 mars 1955, neuf mois avant Rosa Parks, une gamine de 15 ans décide de défier les lois de la ségrégation à sa manière, silencieuse et déterminée. Elle reste assise dans un bus de Montgomery (Alabama), refusant de céder sa place à une passagère blanche. Même ville que Rosa Parks, même bus, même acte, mais destin diamétralement opposé. D’un côté l’oubli, de l’autre l’histoire. Même si, dans l’arrêt de la Cour suprême du 13 novembre 1956, B
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Lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis : merci Miss Colvin. Par l’écrivaine Tania de Montaigne
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La chroniqueuse à «Libé» retrace la vie de la militante pour les droits civiques aux Etats-Unis, morte mardi 13 janvier à 86 ans. Pionnière oubliée, elle avait refusé, neuf mois avant Rosa Parks, de laisser sa place à une blanche dans un bus de Montgomery.
La militante pour les droits civiques aux Etats-Unis Claudette Colvin, à New York en 2000. (Floyd Chris/Camera Press. Abaca)
Publié le 14/01/2026 à 20h22
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