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Maisons closes proposées par le RN : faire entrer le travail du sexe dans le droit

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Pour le juriste Daniel Borrillo, la proposition du député RN Jean-Philippe Tanguy sur la réouverture des maisons closes offre l’occasion de revisiter un sujet sensible et nécessaire. La pénalisation du client n’a pas permis la protection réelle des travailleurs et travailleuses concernées, il faut donc changer de paradigme.

Lors d'un rassemblement à l'appel du Strass, à Paris, le 29 novembre 2013. (Bruno Charoy/Libération)
Par
Daniel Borrillo, juriste
Publié le 12/12/2025 à 8h50

La récente proposition du député RN Jean-Philippe Tanguy sur la réouverture des maisons closes, bien que je demeure en profond désaccord avec les orientations souverainistes et populistes du Rassemblement national, a le mérite de raviver un débat que la société française peine encore à affronter, celui du statut du travail sexuel. A ce seul titre, elle offre l’occasion de revisiter un sujet sensible autant que nécessaire. Un constat s’impose toutefois avec une netteté croissante. En effet, la loi du 13 avril 2016 sur la pénalisation des clients et présentée comme un instrument destiné à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel visant à accompagner les personnes prostituées, n’a nullement atteint ses objectifs. Trois ans seulement après son adoption, un rapport d’évaluation interministériel publié en décembre 2019 le reconnais

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