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Mon tortionnaire m’a mis un pistolet dans la bouche, le nouveau président chilien José Antonio Kast s’apprête à l’amnistier

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Elu ce dimanche, ce fils d’un ex-nazi et zélateur de Pinochet est aussi un ami de longue date du pire criminel que le Chili a connu, Miguel Krassnoff, condamné à mille ans de prison… notamment pour avoir torturé l’ex-prisonnier politique, Teo Saavedra, auteur de cette tribune à «Libération».

Jose Antonio Kast après son succès à la présidentielle, le 14 décembre. (Rodrigo Garrido/REUTERS)
Par
Teo Saavedra, directeur artistique, fondateur du festival des Nuits du Sud à Vence (Alpes-Maritimes)
Publié le 19/12/2025 à 11h13

Comme beaucoup de Chiliens, j’ai vécu douloureusement les résultats des élections du dimanche 14 décembre.

Je ­le dirais simplement. Voici ce que la démocratie chilienne apporte au monde : un nouveau président, José Antonio Kast, fils d’un soldat nazi ­arrivé au Chili après la ­Seconde Guerre mondiale muni de faux papiers et d’argent pour investir dans la ­fabrication de saucissons.

Les réseaux nazis en Amé­rique latine d’après-guerre sont aujourd’hui bien connus et bien identifiés.

Il suffit de lire l’excellent livre paru en février de cette année de l’avocat et écrivain franco-britannique Philippe Sand 38, rue de Londres. De l’impunité, Pinochet et le nazi de Patagonie (Albin Michel, 2025) pour comprendre ­comment les nazis se sont ­incrustés dans

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