Les vingt-quatre heures écoulées entre l’annonce de la composition du gouvernement Lecornu, dimanche soir, et sa désignation comme «responsable» (il n’a pas été formellement reconduit) chargé de mener «d’ultimes négociations», par le président de la République, lundi 6 octobre au soir, comptent sans doute parmi les plus rocambolesques de toute l’histoire de la Ve République. Nous aurons successivement assisté à la nomination d’un gouvernement quasi-identique au précédent (qui s’était vu privé de la confiance par l’Assemblée nationale), à l’annonce du chef des Républicains, par ailleurs ministre de l’Intérieur, que la présence de son parti au sein du gouvernement n’était plus garantie, à la quasi-annonce des mêmes Républicains de leur départ du gouvernement, pris de court par la démission du Premier ministre… qui se retrouve finalement lundi à devoir mener ces ultimes négoc
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Monsieur le Président, voilà le prix à payer pour sauver la Ve République
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La dissolution est inévitable mais elle n’est pas la solution à la crise politique : son responsable est Emmanuel Macron, qui doit rompre avec l’ultraprésidentialisme, se mettre en retrait, nommer et non choisir le Premier ministre, plaide le professeur de droit public Jean-Philippe Derosier.
Le Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu au «20 heures» de France 2, le 8 octobre 2025. (BOBY/Libération)
Par
Jean-Philippe Derosier, professeur agrégé de droit public à l’Université de Lille, titulaire de la chaire d’études parlementaires
Publié le 09/10/2025 à 17h38
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