Il est impossible de contester que les islamistes qui ont commis les massacres du 7 Octobre et l’attentat de Bondy portent, en tout premier lieu, la responsabilité de ces crimes. Si je m’arrête ici sur Benyamin Nétanyahou, ce n’est donc pas pour relativiser cette menace, mais parce que la manière dont Nétanyahou mobilise l’accusation d’antisémitisme ajoute une couche de confusion et de danger : en transformant cette haine bien réelle en instrument de polémique diplomatique, il en rend le combat plus difficile, y compris face à ceux qui la portent au nom d’un islamisme radical.
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Je m’explique. Quand Benyamin Nétanyahou réagit à la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien en septembre 2025, ce qui m’inquiète, c’est la manière dont il instrumentalise aussitôt cette décision en la ramenant à l’antisémitisme et à une supposée «trahison des Juifs».
Il ne se contente pas de contester la position française : il suggère que la France tournerait le dos à Israël et, au‑delà, au peuple juif tout entier. Cette façon de cadrer le débat est, à mes yeux, dangereuse.
On retrouve la même mécanique dans ses attaqu




