Nous, élèves et anciens élèves des Instituts d’études politiques, avons été attentifs à la tribune récemment publiée dans le Figaro signée par quelques élèves et anciens élèves d’IEP, appelant le gouvernement à «lutter contre la menace terroriste d’extrême gauche» à la suite de la mort tragique de Quentin Deranque à Lyon.
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Cette tribune illustre une dérive préoccupante : réduire des événements pour lesquels toute la lumière n’a pas encore été faite à des narratifs polarisés, qui alimentent des peurs artificielles plutôt qu’ils n’éclairent la réalité des faits ou du débat politique.
Le terrorisme n’est pas un slogan. Il est une catégorie juridique définie par le droit pénal, et il renvoie à une réalité historique grave. En France, des femmes et des hommes sont morts du terrorisme. Des attentats ont ensanglanté notre pays, ils l’ont soudé face aux chocs. Le terrorisme d’extrême gauche a existé dans notre histoire, qu’il s’agisse de l’attentat d’Auguste Vaillant à l’Assemblée nationale en 1893, ou plus récemment, des poursuites engagées dans l’affaire dite de Tarnac, poursuite




