Menu
Libération
tribune

Municipales 2026 : le paradoxe du Rassemblement national, parti nationaliste sans véritables racines locales

Réservé aux abonnés

Marine Le Pen a beau faire appel au «localisme», sa formation rencontre des difficultés à s’implanter. Car gérer des communes signifie passer des compromis, ce qui reviendrait à se renier, analyse le sociologue Philippe Lamy.

Le Rassemblement national en campagne au Cap d'Agde (Hérault), le 7 février 2026. (Idriss Bigou-Gilles/LIBERATION)
Par
Philippe Lamy
docteur en sociologie
Publié aujourd'hui à 17h04

A un an de l‘élection présidentielle, les élections municipales vont-elles être le tremplin final pour le Rassemblement national ? Il n’y a pas vraiment de campagne nationale. Marine Le Pen est empêtrée dans son procès en appel et Jordan Bardella parcourt la France surtout pour vendre son livre. Fondé en 1972 (article 1 de ses statuts), le RN n’arrive toujours pas à s’enraciner dans les communes, seule formation politique n’ayant pu se constituer un réseau d’élus. Marine Le Pen peut faire appel au «localisme»

Dans la même rubrique