Réduire la pollution de l’air. Garantir à chacun son droit à la mobilité. Offrir des solutions de mobilité durable avec des marges de manœuvre budgétaires toujours plus réduites. Répondre à la baisse du pouvoir d’achat des ménages. Apaiser les villes.
Face à ces enjeux parfois contradictoires, développer des politiques publiques de mobilité et adapter les espaces publics en conséquence est devenue une gageure pour les élus locaux. Elle l’est encore davantage pour les candidats aux prochaines élections municipales qui préparent leur programme avec un budget contraint.
La voiture, un paradoxe moderne
La place de la voiture individuelle dans nos territoires est particulièrement sensible – et explosive depuis la crise des gilets jaunes. La voiture est un paradoxe moderne. Elle est responsable de 16 % des émissions de gaz à effet de serre, coûte cher aux Français (11,8 % du budget des ménages – deuxième poste derrière le logement) mais reste stationnée près de 95 % du temps. Et elle demeure aujourd’hui absolument indispensable pour certains déplacements.
Comment réconcilier la voiture avec une politique ambitieuse de mobilité durable ? Comment libérer de l’espace public pour la marche et le vélo, tout en conservant un accès pratique à la voiture ? Une solution existe : l’autopartage.
Consistant à mettre à disposition des véhicules en libre-service, accessibles pour une durée flexible, d’une heure à plusieurs jours, il se distingue de la location traditionnelle par des tarifs à l’heure et un accès 24h/24 et 7j/7. Il




