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Nadia Hassade : un crime de genre motivé par la haine des femmes, par Anne Bouillon et Christelle Taraud

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En 2022, cette femme a reçu 24 coups de couteau d’un inconnu, en raison de sa seule appartenance au genre féminin. Pour l’avocate et l’historienne, ce meurtre est le fruit de nos structures patriarcales, et de l’idée profondément ancrée de la légitimité des hommes à disposer du corps des femmes.

Le 16 octobre 2022 à l’aube sur un boulevard nantais, Nadia Hassade 48 ans, est exécutée de 24 coups de couteau par V. C., 22 ans. (Franck Dubray/Ouest France. MAXPPP)
Par
Anne Bouillon
avocate
Christelle Taraud
historienne
Publié aujourd'hui à 13h47

Le 16 octobre 2022 à l’aube sur un boulevard nantais, Nadia Hassade 48 ans, est exécutée de 24 coups de couteau par V. C., 22 ans, jeune homme banal et apparemment sans histoire qu’elle ne connaissait pas. Le 28 janvier 2026 tard dans la soirée, la cour d’assises de la Loire-Atlantique le condamne à vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour ce crime.

Pourquoi parler ici de ce que Nadia Hassade a subi ? En quoi son meurtre diffère-t-il du quotidien féminicidaire vécu par tant de femmes en France ? Ce n’est pas le féminicide en soi qui singularise cette affaire, non plus que l’usage du sur-meurtre, commun à d’autres cas, mai

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