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Ne nous habituons pas à laisser des enfants dormir dans la rue

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A l’occasion de la Journée international des droits de l’enfant, jeudi 20 novembre, la Fondation pour le logement des défavorisés appelle à un sursaut des politiques et demande que les 200 millions d’euros pour l’hébergement d’urgence soient votés.

La tente d'une famille installée près de la cathédrale Saint-André, en face de l'hôtel de ville de Bordeaux, le 3 novembre 2025. (Astrid Lagougine/Hans Lucas pour Libération)
Par
Fondation pour le logement des défavorisés
Publié le 20/11/2025 à 11h17

Chaque nuit, l’Etat laisse sur le trottoir près de 3 000 enfants. Dont plus de 500 de moins de 3 ans. En 2024, plus d’une vingtaine en sont morts. Certains dorment hébergés solidairement dans des écoles, dans des gymnases souvent délabrés, d’autres à l’abri d’une station de métro. Combien de temps encore les autorités vont-elles détourner le regard ?

Depuis maintenant plusieurs années, les chiffres des demandes non pourvues au 115 et les images d’enfants sans toit nous parviennent, nous émeuvent, et le danger est de s’y habituer. Les situations de sans-abrisme infantile ne cessent de se démultiplier : le nombre d’enfants à la rue a ainsi augmenté d’au moins 30 % depuis 2022 (1). Un chiffre qui s’explique notamment par l’augmentation de la pauvreté, la précarisation administrative des exilés, l’explosion des expulsions locatives, ainsi que le manque de logements sociaux et places d’hébergement d’urgence qui ne font que stagner. Ces enfants, ces élèves sans toit, on les retrouve sur les places publiques à Paris,

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