A l’occasion du Salon mondial du nucléaire civil (WNE) qui s’est tenu à Paris du 4 au 6 novembre 2025, en publiant une dépêche complaisamment titrée «Au salon du nucléaire à Paris, la filière célèbre la relance de l’atome», l’AFP a accrédité la thèse d’un prétendu «retour en grâce du nucléaire», qui serait suscité par le développement exponentiel de l’intelligence artificielle (IA) et de sa consommation folle d’énergie.
Mais, en réalité, l’industrie nucléaire mondiale est incapable de répondre à cette demande massive et immédiate car la construction de gros réacteurs nucléaires prend de longues années… voire des décennies : le réacteur EPR de Flamanville a été annoncé début 2004 par le PDG d’EDF de l’époque et, près de vingt-deux ans plus tard, il ne fonctionne toujours pas !
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Une autre option avancée est celle des fameux SMR, petits réacteurs modulaires, annoncés bien entendu pour être «sans danger, faciles et rapides à construire, et peu chers». Il suffisait donc juste d’y penser. Or les 127 projets de SMR recensés dans le monde par la Nuclear Energy Agency de l’OCDE, loin de rendre concrète cette piste, montrent au contraire une dispersion totale.
La bulle SMR est en train d’exploser
En 2021, nous annoncions que s’ils voient le jour, les petits réacteurs nucléaires modulaires produiront une électricité ruineuse. Le point le plus important était en fait le début de la phrase : «S’ils voient le jour».
En effet, la bulle SMR est déjà en train d’exploser. En France, les principales




