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Notre responsabilité à l’égard des scientifiques et artistes de Gaza, par Didier Fassin

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Alors que des dizaines de bénéficiaires du Programme français d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil restent prisonniers de l’enfer de Gaza, l’anthropologue Didier Fassin appelle les chercheurs à se mobiliser pour qu’ils obtiennent ce laissez-passer.

Cinq artistes palestiniens accueillis grâce au programme Pause à Angers (Maine-et-Loire), le 6 février. (Jean-Michel Delage/Hans Lucas. AFP)
Par
Didier Fassin, anthropologue, professeur au Collège de France
Publié le 15/12/2025 à 16h11

«13 mai. Je vous écris avec un sentiment d’urgence profond. Nos conditions de vie deviennent de plus en plus inhumaines : nous sommes presque complètement privés de nourriture, l’eau est pratiquement inaccessible et les frappes aériennes sont incessantes. Chaque jour, des personnes autour de moi meurent, non seulement à cause de la violence, mais aussi à cause de la dévastation des infrastructures. Je n’aurais jamais imaginé que le monde permettrait que la famine soit utilisée de manière aussi brutale et délibérée.

«21 juin. Ce que nous vivons est un effondrement sans précédent : un effondrement du temps, du sens et de l’ordre moral

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