La responsabilité des historiens est aujourd’hui primordiale. Dire le vrai du passé est la condition de la lucidité critique quand les enjeux du présent s’entremêlent avec un récit historique réinventé. Or, face aux catastrophes climatiques et politiques, le déni du réel l’emporte chez les principaux dirigeants de la planète.
Tandis que le plus grand pays d’Amérique du Nord, passé sous la coupe d’un affairiste, favorise l’ascension des partis d’extrême droite partout dans le monde, la chasse aux Gazaouis se poursuit et la terreur en Cisjordanie perdure, la guerre en Ukraine s’enlise ; personne ne se soucie des massacres au Soudan, au Congo, en Birmanie et des viols en Somalie, en Ethiopie.
Dans le même temps, les inégalités explosent, et nous assistons à l’ascension dangereuse de l’intolérance envers l’autre. Les migrants, sans distinction, sont accusés d’être la cause de tous les maux.
Partout le nationalisme se développe. Associée à une réécriture de l’histoire, l’idéologie nationale est mise au service des causes les plus inavouables et encourage l’ignorance par l’adhésion aux contrefaçons du passé. De la Russie à la Chine, les manuels sont rec




