La Nouvelle-Calédonie a trop souvent été renvoyée à ses incertitudes et à ses divisions. Son peuple est aujourd’hui confronté à une crise sans précédent née des émeutes de mai 2024. L’état de délabrement de la société, des comptes publics et de l’économie est une réalité que personne ne peut ignorer. Les gens souffrent, le chômage fait des ravages, beaucoup ne mangent pas à leur faim, certains partent, l’industrie du nickel manque de perspectives.
Le texte complémentaire signé le 19 janvier à Paris sous l’égide du président de la République vient pourtant rappeler qu’un chemin existe pour sortir de l’impasse. C’est celui que j’ai ouvert avec l’accord de Bougival signé par tous les partenaires, indépendantistes et non-indépendantistes, le 12 juillet 2025.
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Soyons lucides, rien n’est acquis. La réforme constitutionnelle nécessaire à la mise en œuvre de l’accord est loin d’être adoptée. Si nous en sommes là, c’est en raison des hésitations et des revirements du pouvoir. Les changements incessants de cap à Paris, mon éviction du gouvernement par ceux qui ont notamment échoué sur ce dossier depuis 2021, le manque de cohérence et l’absence de vision o




