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Panthéoniser Samuel Paty, héros discret de la nation

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A quelques jours du procès en appel de quatre personnes soupçonnées d’être liées à la mort du professeur, inscrire son nom sous la coupole serait rendre hommage à l’importance de sa mission, et honorerait les enseignants qui font tenir la fragile promesse républicaine au quotidien, appelle un collectif.

Un portrait de Samuel Paty dans son collège de Conflans-Sainte-Honorine, près de Paris, en octobre 2023. (Bertrand Guay/AFP)
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Les membres du comité de soutien :
Joëlle Alazard, présidente de l’Association des professeurs d’histoire-géographie et fondatrice du prix Samuel-Paty 
Christophe Capuano, président du prix Samuel-Paty, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Grenoble-Alpes
Ismail Ferhat, professeur en sciences de l’éducation et de la formation, Université Paris-Nanterre, membre du jury du prix Samuel-Paty
Valérie Igounet, historienne, directrice adjointe de  Conspiracy Watch
Guy Le Besnerais, auteur de BD
Sébastien Ledoux, maître de conférences à l’Université de Picardie-Jules-Verne, membre du jury du prix Samuel-Paty
Gaëlle Paty, enseignante, sœur de Samuel Paty, membre du jury du prix Samuel-Paty
Publié le 14/01/2026 à 7h02

Le Panthéon n’est pas un musée. C’est un geste. Un choix par lequel la nation dit ce qu’elle veut transmettre, ce qu’elle juge assez précieux pour traverser le temps. Chaque nom inscrit sous la coupole reste gravé dans la mémoire nationale, honore un homme ou une femme dont l’action a illustré les valeurs républicaines, et engage une idée de la France, de ce qu’elle décide de rendre mémorable en dessinant ainsi un horizon commun.

Samuel Paty était professeur d’histoire-géographie. Il faisait son métier. Il préparait ses cours, veillait sur ses élèves, respectait les règles de l’Ecole publique. Le 16 octobre 2020, il a été assassiné par un terroriste islamiste pour cela. Non parce qu’il était une figure publique, ni un militant, mais parce qu’il avait cherché à enseigner la libe

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