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Paris face au réchauffement climatique : mauvais plan ?

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Le Plan local d’urbanisme bioclimatique, qui doit conditionner la vie des habitants de la capitale pour les trente ans à venir, est-il réellement adapté aux épisodes caniculaires ? s’interroge l’architecte urbaniste Albert Levy.

Paris, par sa forte densité, sa minéralité et son artificialité, sa morphologie et son taux élevé d’activité (30 % des emplois de la région), est très vulnérable aux canicules. Ici, dans un bassin du Trocadéro un jour de canicule. (Dragan Lekic/Hans Lucas)
Par
Albert Levy
Architecte urbaniste
Publié le 30/06/2023 à 12h22

La ville de Paris vient de dévoiler son futur Plan local d’urbanisme (PLU) bioclimatique, voté le 5 juin, après enquête publique son adoption est prévue pour 2025. Il va conditionner la vie des Parisiens pour les trente ans à venir. L’année 2022 a été celle de tous les records, et selon les dernières prévisions du Giec, les émissions de gaz à effet de serre (GES), qui s’intensifient, ont rendu caduques l’accord de Paris sur la limite de la hausse à +1,5 °C pour la fin du siècle, qui sera atteinte dès 2040, et si la trajectoire est maintenue, il faudra s’attendre à + 4° ou +5 °C en 2100. La crise hydrique, que nous connaissons, préfigure les effets catastrophiques à venir et les villes risquent de devenir inhabitables en été.

Réduire drastiquement au niveau national et mondial (COP) les émissions de GES dues à la surconsommation d’énergies fossiles, réaliser rapidement la transition énergétique pour parvenir à la neutralité carbone en 2050, et surtout adapter, dans l’urgence, les villes face aux menaces du réchauffement avec des canicules plus fréquentes, plus longues, plus fortes, devient, répé

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