Le «plan de paix» pour Gaza relève davantage du style asséné par le président américain sur la scène mondiale que d’une stratégie claire de résolution de conflit. Articulée autour d’un Conseil de la paix réunissant les chefs d’Etat de plusieurs dizaines de pays sous la férule de Donald Trump, d’un conseil exécutif dans lequel siégeront plusieurs de ses proches ainsi que des représentants des nations arabes et d’un comité technocratique palestinien dépourvu de tout rôle politique, l’architecture pour le moins lourde et insolite laisse augurer bien des frictions entre les acteurs.
Du côté américain, Donald Trump s’impose comme l’ordonnateur de la paix et de la guerre, ambitionne de refonder l’ordre mondial, il mise également sur les profits financiers liés à l’exploitation du gaz au large de Gaza et à la reconstruction. Les puissances arabes comme l’Arabie Saoudite, le Qatar ou l’Egypte tiennent à affirmer leur leadership dans une région en pleine recomposition et à ne pas apparaître comme de simples supplétifs d’Israël ou des




