Dans une tribune de Libération le 10 décembre, un collectif de chercheurs a critiqué l’interview que j’ai diffusée sur France Culture, le 23 novembre dernier, avec Alexandre Douguine, penseur de la propagande russe. Elle indique, par ailleurs, qu’il s’agirait d’un indice de «la porosité des médias français à la propagande russe».
Cette critique est d’autant plus légitime qu’Alexandre Douguine est, en effet, un idéologue de l’extrême droite russe et l’un des penseurs de la stratégie de Poutine en Ukraine. Il est d’ailleurs «un rouge-brun typique, passé de l’idéologie communiste à l’idéologie néofasciste», comme cela a d’ailleurs été rappelé en introduction de cette émission.
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Mais contrairement à ce qu’affirme cette tribune, visiblement mal informée, le contexte n’est pas celui que les chercheurs présentent.
Quelques semaines plus tôt, le 5 octobre dernier, j’ai diffusé une émission complète sur la résistance russe centrée uniquement sur des dissidents, dont Sergey Parkhomenko, le journaliste Denis Kataev, Alexandre Tcherkassov (prix prix Nobel de la paix




