«Blue Monday», ce jour le plus déprimant de l’année proclamé le troisième lundi de janvier, n’existe pas. La mi-janvier coïncide avec le renouveau de la nature. Les journées s’allongent enfin, et le chant des oiseaux réveille la nature tout entière. Des notes bleues retentissent dans les villes encore endormies, c’est le rouge-gorge qui chante ses mâtines. Les mésanges bleues prennent ensuite le relais aux premières lueurs du jour. Dans leur livrée tricolore, les pics épeiches tambourinent, les pics-verts lancent leurs grands éclats de rire, les merles soliloquent tandis que les grives draines litanisent. Dans ce ciel 2026 chargé d’épais cumulus, les oiseaux nous rappellent, dans leur «symphonie des éclairs, qu’il fait toujours beau au-dessus des nuages (1)».
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Des histoires insolites bruissent dans la communauté des guetteurs d’oiseaux. Un étonnant chassé- croisé de plumes s’est joué au-dessus de l’Atlantique. Un martin-pêcheur d’Amérique est observé pour la première fois en France. L’afflux de milliers de cocheurs d’oiseaux, émerveillés par la splendeur bleu ardoisé de ce joyau de plumes, vient réveiller la quiétude hivernale d’un village reculé de Centre Bretagne. Pendant ce temps, l’un de nos rouges-gorges familiers, particulièrement aventurier, est détecté pour la première fois au Canada. Il fait la joie de milliers d’observateurs à Montréal qui s’extasient devant le poitrail de feu de notre oiseau-tison. Ces deux oiseaux égarés seraient-ils des émissaires de la di




