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Pour la libération de Christophe Gleizes, journaliste qui n’a fait que son métier

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Un an et demi après l’arrestation du journaliste, la profession attend du gouvernement français qu’il fasse de ce dossier une priorité de ses échanges avec les autorités algériennes, rappelle un collectif d’organisations du secteur de la presse, des syndicats et des sociétés de journalistes.

Christophe Gleizes (photo non datée diffusée le 30 juin 2025). (SO PRESS - RSF. AFP)
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Un collectif d’organisations du secteur de la presse, des syndicats et des sociétés de journalistes.
Publié le 26/11/2025 à 7h00, mis à jour le 26/11/2025 à 10h29

Le 3 décembre 2025, la cour d’appel de Tizi-Ouzou (Algérie) examinera le dossier de Christophe Gleizes, journaliste français spécialisé dans le football, condamné en première instance à sept ans de prison ferme. Les faits qui lui sont notamment reprochés : avoir été en contact avec un dirigeant de la Jeunesse sportive de la Kabylie dans le cadre de son travail pour les magazines So Foot et Society. Un acte journalistique qualifié d’«apologie du terrorisme» par les autorités algériennes.

Christophe Gleizes est journaliste. Cela suffit. Lorsqu’un journaliste est emprisonné pour avoir exercé son métier, qu’il travaille pour la presse quotidienne, un magazine, un média en ligne, qu’il soit permanent ou indépendant, nous devons tous nous mobiliser.

Le principe est simple : interviewer une source ne peut constituer un délit. Le journalisme consiste à recueillir des informations, y compris auprès de personnes ou d’organisations controversées. Qualifier cette démarche de «terrorisme» revient à nier la nature même du métier et à menacer la liberté d’informer, garantie par les conventions internationales.

Un reporter qui interroge un responsable sportif n’est pas complice de ses positions : il fait son travail. Les relations entre la France et l’Algérie traversent une période difficile. Mais les tensions diplomatiques ne doivent jamais se traduire par l’emprisonnement de journalistes.

La liberté de la presse ne peut être prise en otage. Nous appelons au respec

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