Ce samedi 3 janvier 2026, je me suis réveillé avec un sentiment d’incrédulité. La stupéfaction a rapidement laissé place à un choc émotionnel que seul un exilé peut comprendre. Après des années de répression d’une dictature que l’on pensait implacable, l’impensable est arrivé : la capture de Nicolás Maduro.
Au téléphone, mes proches restés au pays me répondent avec une prudence extrême. C’est une joie contenue, une respiration retenue par l’habitude de la peur. Là-bas, on sait le prix d’un mot de trop. J’ai vu des voisins arrêtés et torturés pour un simple tweet de mécontentement. J’ai vu des manifestants pacifiques tomber sous les balles des colectivos, ces groupes paramilitaires armés par le pouvoir pour étouffer toute velléité démocratique. En kidnappant l’Etat pour le transformer en organisation criminelle, le régime de Maduro, qui puise ses racines dans le système mis en place par Hugo Chávez, avait fini par exterminer toute possibilité de sortie pacifique.
Arrachement brutal
En exil, la nouvelle a déclenché une onde de solidarité immédiate. Mes amis réfugiés en Argentine, en Colombie ou au Chili reçoivent aujourd’hui un soutien chaleure




