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Pour un G5 de l’Europe face aux impérialismes américains et russes, par Bernard Guetta

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Face au «plan de paix» américain d’inspiration russe pour l’Ukraine, tant il est à l’avantage de Poutine, il revient aux dirigeants allemand, britannique, français, italien et polonais de constituer une véritable direction politique, estime l’eurodéputé.

Conférence de presse du 13 janvier 2025, à Varsovie (Pologne) suite à la réunion des ministres européens de la Défense : (de g. à dr.) Luke Pollard sous-secrétaire d’Etat au ministère britannique de la Défense, Sébastien Lecornu (France), Władysław Kosiniak-Kamysz (Pologne), Guido Crosetto (Italie) et Boris Pistorius (Allemagne). (Michael Kappeler/Getty)
ParBernard Guetta, eurodéputé Renew
député européen, groupe Renew Europe
Publié le 24/11/2025 à 7h30

Ce «plan de paix» américain nous appelle, nous les Européens, à renoncer à l’idée que les Etats-Unis seraient toujours nos alliés et à nous doter d’une direction politique qui ne soit pas limitée à l’Union.

Les faits, d’abord.

Donald Trump préfère les dictatures aux démocraties et la preuve en est qu’il a volé au secours de la Russie au moment même où son économie commence à souffrir de la guerre et qu’il a voulu tordre le bras à l’Ukraine à l’instant précis où elle est affaiblie par une retentissante affaire de corruption.

Il préfère l’agresseur à l’agressé et la preuve en est que son plan ne demandait pas l’ombre d’une concession à Vladimir Poutine mais exigeait de Volodymyr Zelensky qu’il abandonne des territoires occupés par la Russie et lui en cède d’autres, qu’il réduise d’un tiers ses effectifs militaires, s’engage à ne pas rejoindre l’Otan et à ne pas même s’associer à la Défense commune quand l’Union européenne lui ouvrira ses portes.

Donald Trump ne veut pas assurer une paix durable en Europe mais s’entendre avec Vladimir Poutine et la preuve en est qu’il a voulu laisser l’Ukraine sans défense face à une Russie dont les positions se seraient renforcées.

Il joue, en un mot, la Fédération de Russie contre l’Union européenne et la preuve en est que c’est dans le dos de ses alliés européens qu’il était allé négocier avec le Kremlin un accord qui les aurait affaiblis avant de bien vite les menacer.

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