Le 7 janvier, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) (1), instance consultative rattachée au ministère de l’Education nationale, s’est massivement prononcé contre l’extension au lycée de l’interdiction du téléphone portable dans un projet de loi relatif à la protection des jeunes face aux écrans.
Alors même que le rapport d’experts remis à Emmanuel Macron en avril 2024 évoquait la relation des jeunes avec les écrans comme un «enjeu civilisationnel» et que le Conseil d’Etat a estimé, dans un avis du 8 janvier, qu’une telle mesure est nécessaire et proportionnée (2), la défiance manifeste du CSE paraît préoccupante.
Ce projet de loi offre pourtant une véritable opportunité, aussi perfectible soit-elle, de traiter sérieusement cette question via une concertation étendue.
Ainsi, en tant qu’associations de parents d’élèves, d’enseignants et de prévention de santé, nous demandons que nos voix soient entendues, afin que ne soient pas occultés un certain nombre d’enjeux cruciaux.
L’Education nationale est censée avoir pour rôle d’instruire nos enfants et de leur offrir un cadre éducatif de qualité. C’est à l’au




