Lundi 1er septembre 2025, jour de rentrée scolaire. Dans la cour, les enfants se pressent autour des listes affichées au mur pour savoir avec qui ils partageront l’année qui s’ouvre. «Est-ce que ça sera bien Christine ma maîtresse ? J’espère que je serai avec Magalie !» répète ma fille depuis la veille au soir. Aux deux questions, la réponse s’avère négative. Déception. Quelques larmes. Vite effacées, car on vient d’apercevoir une autre copine avec qui il fera bon rire et travailler, et qu’une amie d’une amie nous a dit que la nouvelle maîtresse, «elle est super !». Ouf. Voilà les enfants – momentanément du moins - rassurés.
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Mais, pendant ce quart d’heure dans la cour, avant que les rangs se forment et que les classes rejoignent leurs salles, ce quart d’heure de flottement où mille émotions s’entrechoquent dans la tête des petits, certains parents partagent les mêmes angoisses autour des deux mêmes questions : qui sera l’enseignant, et avec quels camarades sera mon enfant ? A côté de nous, une fille pleure, car elle a été séparée de sa meilleure copine. Elle semble inconsolable. La directrice glisse à l’oreille de sa mère : «Désolée, il y a eu un petit loupé.» Un loupé. Par rapport à quoi ? Il n’y a pas de loupé lorsqu’on n’a pas d’attentes. On creuse l’affaire.
En fin d’année précédente, la mère avait demandé à la directrice de mettre sa fille avec la meilleure amie en question. Ce qui n’a visiblement pas été fait. En discutant avec d’autres amis parents




