Il y a, dans cette guerre, quatre parties, mais seulement deux camps. Ukrainiens, Russes, Américains et Européens, chacun a ses objectifs et ses lignes rouges, mais la convergence des ambitions russes et américaines consolide toujours plus le bloc formé par l’Union européenne et l’Ukraine.
Vladimir Poutine, d’abord, ne veut pas reconstituer l’URSS, mais l’Empire des tsars dans lequel il n’y avait pas ces républiques nationales – ukrainienne, balte ou géorgienne – qu’il reproche aux communistes d’avoir créées. Totalement formelles tant que le régime soviétique était fort, ce sont, en effet, ces républiques qui ont utilisé, après la chute du mur de Berlin, leur droit constitutionnel à l’autodétermination pour devenir des Etats indépendants.
Vladimir Poutine voudrait toutes les faire revenir aujourd’hui dans le giron russe, pas à pas bien sûr, et y ajouter dès que possible des terres qui furent impériales comme la Finlande ou même – pourquoi pas ? – la partie de la Pologne que Moscou s’était adjugée au XIXe siècle.
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Ce n’est pas caché. C’est dit, et lorsque le président russe nie vouloir agresser «l’Europe», il ne ment qu’à demi, car il ne veut pas étendre son empire jusqu’aux côtes atlantiques, mais lui rendre les frontières des tsars afin d’en faire la force dominante d’un continent dont les Etats-Unis se détournent depuis deux décennies.
Donald Trump ne fait pas qu’admirer l’autoritarisme de Vladimir Poutine
C’est là que ses ambitions rejoignent celles de Donald Trump, car le président américain ne fait pas qu’admirer l’autoritarisme de Vladi




