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Sepideh Farsi : «En apnée, je bascule de l’angoisse à l’espoir. Car pour l’Iran, tout est possible»

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Bain de sang massif, hold-up du mouvement par un courant politique appuyé par une intervention militaire étrangère ou réelle transition démocratique… L’issue est incertaine, écrit la cinéaste iranienne qui vit à Paris, invitant à s’incliner devant le courage du peuple iranien et à l’accompagner dans son combat.

Capture d'écran d'une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrant des manifestants à Téhéran, le vendredi 9 janvier 2026. (AP)
Par
Sepideh Farsi
cinéaste
Publié le 11/01/2026 à 12h25

«La liberté est une lutte de tous les instants», martèle Angela Davis dont la voix résonne à travers les beats de The Movements. Morceau que j’écoute pour m’aider à mettre de l’ordre dans mes pensées. Tenter de comprendre les événements de ses dernières semaines en Iran. Les lister pour y voir plus clair. Le soulèvement en cours depuis le 28 décembre dernier, même s’il était attendu, nous a pris de court.

Le beat s’accélère et mes doigts aussi. Il faut que je puisse coucher noir sur blanc, le flot de ce qui a l’allure d’une tempête politique en Iran.

Le 8 décembre : le cadavre de Khosrow Alikordi, avocat défenseur des droits humains, est retrouvé dans son cabinet à Machhad. Mort suspecte. Quatre jours après, des dizaines d’activistes, dont Narges

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