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Seule la gauche peut faire de l’école sa priorité

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En s’intéressant au sort des générations futures menacé par le «confort des boomers», François Bayrou vise juste. Mais ce ne sont que des mots, pointe la députée socialiste Florence Hérouin-Léautey : le budget du Premier ministre prévoit des coupes dans le budget de l’Education nationale au lieu de réduire le nombre d’élèves par classe.

Jour de rentrée des classes, à Lyon, le 1er septembre 2025. (Jeff Pachoud /AFP)
Par
Florence Herouin-Léautey, députée socialiste de Seine-Maritime
Publié le 02/09/2025 à 10h49

En dénonçant le «confort des boomers» au détriment des générations à venir, le Premier ministre, François Bayrou, a pour une fois visé juste mais démontré à nouveau toute son incohérence. Il est parfaitement contradictoire de se placer en défenseur des générations à venir tout en sacrifiant l’école de la République comme son projet de budget le dessinait.

Seule la gauche apparaît à même, par ses convictions, ses idéaux, ses valeurs, de défendre véritablement les générations futures et de refaire de l’école de la République une priorité. Il est d’abord urgent d’écarter les solutions simplistes et court-termistes mises en avant dans un récent rapport de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale de l’éducation, dont les conséquences, sur le temps long, seraient catastrophiques : la baisse de la démographie scolaire ne peut et ne doit pas être un prétexte pour réduire le nombre d’enseignants et s’exonérer de revaloriser cette profession si essentielle à la société et pourtant si déconsidérée.

Réduire le nombre d’élèves par classe

C’est au contraire, comme l’affirmait en juin l’Institut des politiques publiques, une opportunité de réduire le nombre d’élèves par classe, bénéfique sur le long terme, y compris pour les finances publiques.

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