En dénonçant le «confort des boomers» au détriment des générations à venir, le Premier ministre, François Bayrou, a pour une fois visé juste mais démontré à nouveau toute son incohérence. Il est parfaitement contradictoire de se placer en défenseur des générations à venir tout en sacrifiant l’école de la République comme son projet de budget le dessinait.
Seule la gauche apparaît à même, par ses convictions, ses idéaux, ses valeurs, de défendre véritablement les générations futures et de refaire de l’école de la République une priorité. Il est d’abord urgent d’écarter les solutions simplistes et court-termistes mises en avant dans un récent rapport de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale de l’éducation, dont les conséquences, sur le temps long, seraient catastrophiques : la baisse de la démographie scolaire ne peut et ne doit pas être un prétexte pour réduire le nombre d’enseignants et s’exonérer de revaloriser cette profession si essentielle à la société et pourtant si déconsidérée.




