Ce 19 novembre, la Commission européenne a présenté son projet de «simplification» des réglementations européennes existantes dans le secteur du numérique.
Dans le contexte de la prédation de notre économie par les grandes plateformes et les géants américains et chinois de la Tech, on aurait pu espérer un large consensus politique pour mettre en place une ligne de défense alignée sur nos principes et nos intérêts dans le domaine numérique. Hélas, il n’en est rien.
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Le ton avait été donné la veille par Emmanuel Macron et par Friedrich Merz lors du sommet franco-allemand, avec leurs demandes de reporter l’application du règlement sur l’intelligence artificielle et de réviser la législation dite du RGPD.
Le premier vise à réguler les géants de l’IA afin qu’ils ne déploient pas de technologies menaçant nos droits fondamentaux. La seconde garantit aux citoyennes et citoyens européens la protection de leurs données personnelles.
Une reddition en rase campagne face au lobbying des oligarques
La Commission enfonce donc le clou en proposant ni plus ni moins qu’une reddition en rase campagne face au lobbying des oligarques de la Tech et aux injonctions de Donald Trump. Nous sommes dès lors confrontés à la menace la plus grave jamais connue de recul de nos droits numériques, et donc de nos droits fondamentaux.
Le Digital Omnibus – le train de mesures de la Commission européenne qui vise à simplifier un ensemble de réglementations – ne permettra en aucun cas de renforcer la «compétitivité» numérique européenne. Au contraire, en anéantissant nos législat




