Il y a des économies qui coûtent cher. Supprimer l’accès aux APL pour les étudiants étrangers hors Union européenne en fait partie.
Sous couvert d’économies budgétaires, cette mesure du projet de loi de finances fragilise ce que la France a de plus précieux : sa jeunesse et son rayonnement. Elle introduirait une distinction dangereuse entre les étudiants selon leur nationalité, à rebours de ce que la République a toujours affirmé : l’Ecole et l’université sont des lieux où l’on s’élève par le mérite, pas par l’origine.
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Les étudiants étrangers viennent en France pour une raison simple : notre excellence académique. Ils choisissent nos universités, nos écoles d’ingénieurs, nos instituts de recherche pour la force de leurs diplômes et la qualité de leurs formations. Encourager ces mobilités, c’est assumer que la France veut rester un pays qui attire, forme, inspire. Les décourager, c’est se condamner à regarder le monde se transformer sans nous.
On ne peut pas, d’un côté, déplorer le déclassement des universités françaises dans les classements internationaux et, de l’autre, fragiliser celles et ceux qui contribuent directement à leur dynamisme. On ne peut pas appeler au «rayonnement de la France» dans les discours et multiplier les obstacles administratifs, financiers ou symboliques qui l’étouffent dans les faits. Favoriser ces échanges, c’est investir dans l’avenir. Les en décourager, c’est une erreur économique et sociale. A l’heure où la compétition internationale pour attirer




