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Syrie : brisons le silence autour du massacre des femmes kurdes dans le Rojava

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Alors que les Kurdes subissent des exactions perpétrées par une coalition de groupes jihadistes, un collectif de personnalités, dont Ariane Ascaride, Annie Ernaux, Lio et Sepideh Farsi, appelle la communauté internationale à agir immédiatement.

Des femmes manifestent pour condamner la diffusion d'une vidéo qui montrerait un combattant affilié au gouvernement syrien tenant la tresse d'une combattante kurde après l'avoir tuée, à Qamishli, dans le nord-est de la Syrie, le 22 janvier 2026. (Baderkhan Ahmad/AP)
Par
Un collectif de personnalités du monde de la culture et de présidentes d'associations
Publié le 25/01/2026 à 16h15

Nous, femmes, qui œuvrons pour libérer le monde de l’ordre patriarcal, lançons un cri d’alarme. Alors que des crimes contre l’humanité s’intensifient en Iran, d’autres crimes sont en cours en Syrie. Désormais dirigée par un ancien cadre d’Al-Qaeda, la Syrie s’enfonce dans une spirale de violences visant successivement les populations alaouites, druzes, puis kurdes.

Depuis le 4 janvier, le pouvoir syrien attaque les Kurdes. Aujourd’hui, au Rojava, cette région du nord-est syrien devenue symbole mondial de la victoire des femmes kurdes contre Daech, les Kurdes subissent un massacre perpétré par une coalition de groupes jihadistes : les forces HTS au pouvoir, des mercenaires turcs et des milliers d’ex-prisonniers de Daech.

Exactions

Ces groupes cherchent à se venger de leur défaite et à détruire un mode d’organisation sociale en totale contradiction avec l’ordre jihadiste. Ils attaquent l’expérience d’une révolution féministe au cœur du Moyen-Orient. Comme c’est le cas en Iran. Ce qui est visé n’est pas seulement une population civile, mais l’imagination même d’un avenir politique laïque et démocratique, fondé sur la liberté et l’égalité femme-homme.

En ce moment même, exactions et bombardements se multiplient sous le regard silencieux de la communauté internationale. Les attaques contre les résistantes kurdes se transforment en démonstrations de force à travers leurs corps, comme on peut voir dans cette photo où le terroriste de Daech montre la natte coupée d’une combattante.

On ne tue pas

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