La musique n’est plus la même. Cette fois, Donald Trump avait envoyé à Munich, samedi 14 février, son secrétaire d’Etat, Marco Rubio, un homme assez policé pour savoir dire que les Etats-Unis étaient l’enfant de l’Europe, qu’ils la souhaitaient forte et voulaient «revigorer» l’Alliance atlantique et non pas la briser, mais pourquoi le président américain a-t-il ainsi changé de pied ?
Ce n’est pas qu’il ait modifié ses choix. Donald Trump n’a pas renoncé à défaire l’Union européenne, mais il a en revanche tiré les conséquences de l’échec que son vice-président avait essuyé, il y a douze mois, en s’attaquant frontalement aux Européens à cette même Conférence sur la sécurité.
J.D. Vance n’avait alors fait que resserrer les rangs de l’Union. Il avait creusé d’un coup un tel fossé entre les deux rives de l’Atlantique qu’une large majorité d’Européens ne considère désormais plus que l’Amérique soit leur allié. Il avait ainsi mis en porte-à-faux les extrêmes droites sur lesquelles cette Amérique-là entend pourtant s’appuyer, et ce n’est pas tout.




