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Trump et l’UE : les sourires après le bazooka, par Bernard Guetta

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A la Conférence de Munich sur la sécurité, la brutalité de J.D. Vance de l’an dernier à laisser place à la courtoisie de Marco Rubio, samedi 14 février. Mais ne nous leurrons pas. Le président américain n’a pas renoncé à défaire l’Union européenne.

Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, à la Conférence sur la sécurité à Munich, le 14 février 2026. (Alex Brandon/AFP)
Par
Bernard Guetta
député européen, groupe Renew Europe
Publié aujourd'hui à 16h23

La musique n’est plus la même. Cette fois, Donald Trump avait envoyé à Munich, samedi 14 février, son secrétaire d’Etat, Marco Rubio, un homme assez policé pour savoir dire que les Etats-Unis étaient l’enfant de l’Europe, qu’ils la souhaitaient forte et voulaient «revigorer» l’Alliance atlantique et non pas la briser, mais pourquoi le président américain a-t-il ainsi changé de pied ?

Ce n’est pas qu’il ait modifié ses choix. Donald Trump n’a pas renoncé à défaire l’Union européenne, mais il a en revanche tiré les conséquences de l’échec que son vice-président avait essuyé, il y a douze mois, en s’attaquant frontalement aux Européens à cette même Conférence sur la sécurité.

J.D. Vance n’avait alors fait que resserrer les rangs de l’Union. Il avait creusé d’un coup un tel fossé entre les deux rives de l’Atlantique qu’une large majorité d’Européens ne considère désormais plus que l’Amérique soit leur allié. Il avait ainsi mis en porte-à-faux les extrêmes droites sur lesquelles cette Amérique-là entend pourtant s’appuyer, et ce n’est pas tout.

En tentant ensuite de

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