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Un «Puy du fou de gauche» est possible

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Alors que la proposition de François Ruffin de lancer un parc pour contrer celui de Philippe de Villiers fait polémique, l’historien Arnaud Fossier invite à réfléchir un récit de gauche qui intègre, plutôt que les rois et reines, les invisibles et les opprimés.

François Ruffin à Tours, le 26 janvier (Romain Perrocheau/AFP)
Par
Arnaud Fossier
maître de conférences en histoire à l'Université de Bourgogne
Publié aujourd'hui à 11h32

Il y a quelques jours, François Ruffin, candidat à la prochaine élection présidentielle, a lancé au débotté l’idée d’un «Puy du Fou de gauche» – qui serait le miroir inversé du fameux parc créé il y a bientôt un demi-siècle par l’ex-député vendéen Philippe de Villiers. Nous nous sommes réjoui que la formule provocatrice que nous avions employée quelques mois plus tôt soit ainsi reprise dans le débat public. D’autres cependant ont pesté, et il nous semble aujourd’hui utile de leur répondre publiquement, ne serait-ce que pour dissiper les malentendus et appeler à resserrer les rangs, sinon à réunir un camp qui, à l’approche d’élections cruciales, a besoin de tout sauf de divisions stériles et de querelles intestines.

Parmi les principaux arguments avancés contre cette idée d’un «Puy du Fou de gauche», i

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