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Violences sexuelles dans les écoles à Paris : le silence de l’autorité judiciaire imposé aux parents ne peut plus durer

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Alors que plusieurs enquêtes ont été ouvertes pour des faits commis dans des écoles maternelles, le président de la FCPE Paris, Martin Raffet, alerte sur la détresse des familles laissées sans information ni accompagnement. Et demande des mesures concrètes, comme la présence du parquet des mineurs dans les réunions de crise.

«Derrière ces violences inacceptables, il y a aujourd’hui une autre détresse que nous nous devons de vous faire entendre : celle de parents», estime Martin Raffet. (Nicolas Guyonnet/Hans Lucas. AFP)
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Martin Raffet, président de la FCPE Paris
Publié le 03/12/2025 à 5h55

Comme des milliers de parents parisiens, nous avons lu avec attention l’entretien accordé par Lisa-Lou Wipf, procureure chargée du parquet des mineurs, à Libération le 22 novembre, évoquant quinze enquêtes ouvertes en 2025 pour des violences sexuelles dans des écoles.

Ces faits et ces chiffres constituent un traumatisme absolu pour les enfants, un choc pour leurs familles et une blessure profonde pour toute la communauté éducative.

Derrière ces violences inacceptables, il y a aujourd’hui une autre détresse que nous nous devons de vous faire entendre : celle de parents auxquels l’on annonce, parfois brutalement, que leur enfant pourrait être victime, tout en leur interdisant de poser la moindre question.

Ces derniers mois, nous avons assisté à la même scène : des équipes éducatives et des dizaines de parents réunis en urgence et toujours cette phrase : «Nous ne pouvons rien dire pour ne pas entraver l’enquête.»

Dans ces réunions, directeurs, inspecteurs, élus locaux,

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