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La vie politique sans majorité ? Pourquoi c’est parti pour durer

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Alors que plus de cinq forces structurent désormais une démocratie plurariste, les principaux acteurs politiques continuent à tort de miser sur une élection présidentielle capable de rétablir la légitimité magique du vainqueur, confirmée par une victoire aux législatives, observe l’historien Nicolas Roussellier.

Devant l'Elysée, à Paris, le 27 août 2025. (Denis Allard/Libération)
Par
Nicolas Roussellier, historien
Publié le 31/08/2025 à 18h11

Si les positions des partis politiques ne bougent pas dans les jours qui viennent, le Premier ministre, François Bayrou, sera renversé par un vote de défiance le lundi 8 septembre. L’addition risque même d’être salée : on peut tabler sur 300 à 330 voix hostiles face à seulement 200 voix de soutien. L’écart risque donc de parler de lui-même et il exposera le Premier ministre à une véritable déroute plutôt qu’à une simple défaite.

Ajoutons qu’à la différence d’une motion de censure que dépose l’opposition pour contrer un 49.3, la défaite annoncée du 8 septembre aura été prise à l’initiative du Premier ministre. Elle sera donc totale et elle sera personnelle.

Depuis une semaine, les commentaires tentent de déchiffrer les subtilités stratégiques (ou l’absence de subtilité) d’une tell

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