Il est des indifférences regrettables – voire coupables. Comment ne pas ressentir aujourd’hui un pincement au cœur face au silence assourdissant qui accueille les conclusions de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant ?
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Certes, soyons lucides : entre la situation internationale inquiétante, le débat autour du budget et les urgences du quotidien, l’espace médiatique et politique est saturé.
Pourtant, quoi de plus important et structurant pour la nation que le sort de nos 14 millions d’enfants ? «A force de sacrifier l’essentiel pour l’urgent, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel», nous prévenait déjà Edgar Morin. Et, penser à la jeunesse, c’est évidemment essentiel. C’est un devoir politique et citoyen. C’est substituer au culte de l’instant la culture de l’avenir.
Cette indifférence est d’autant plus coupable que les propositions des 133 «conventionnels» sont concrètes et vont dans le bon sens. Leur but ? Remettre les pendules de l’école à l’heure des besoins de l’élève. En finir avec des agendas qui épuisent enfants comme parents. Car oui, réformer les temps de l’enfant, c’est aussi apaiser les temps des parents et ressouder les temps de la famille.
Concrètement, ce que la convention propose, c’est une semaine mieux répartie, plus respectueuse des rythmes biologiques. C’est de sanctuariser les matinées pour apprendre à lire, à écrire, à compter – et d’ouvrir les après-midi à l’éducation sportive, artistique, civique.
Pourquoi ? Non pas pour «occuper» le




