Dans les milieux militants, le terme «validisme» s’est imposé ces dernières années, mettant en lumière les oppressions et discriminations systémiques que subissent les personnes handicapées. Grâce à d’infatigables activistes, très présents sur les réseaux sociaux, il s’est fait une place dans les luttes intersectionnelles, parmi les combats féministes et antiracistes notamment. Un renouveau de la lutte des personnes handicapées, qui restait très peu audible en France depuis les années 70.
Reste qu’aux yeux du grand public, le validisme est méconnu. Charlotte Puiseux, psychologue, docteure en philosophie et militante antivalidisme, elle-même handicapée, vient de publier De chair et de fer : vivre et lutter dans une société validiste (éditions La Découverte), habile mélange de témoignage personnel et d’essai politique, qui explique avec pédagogie en quoi la société maintient les personnes handicapées à sa marge, y compris lorsqu’elle s’émerveille de les voir accomplir des exploits. Un plaidoyer anticapitaliste visant à cesser de penser la société uniquement à travers les yeux des valides.
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