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Interview

Validisme: «Les difficultés des personnes handicapées sont dues en grande partie à l’inadaptation de la société»

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Dans son essai témoignage «De chair et de fer», la militante et docteure en philosophie Charlotte Puiseux entend rendre la lutte pour les droits des personnes handicapées accessible au grand public, qui ignore encore souvent l’étendue des discriminations à leur égard.

Dans le métro parisien. «Par définition, le capitalisme exclut les personnes handicapées», soutient Charlotte Puiseux. (Mat Jacob/Mat Jacob)
Publié le 05/09/2022 à 16h32

Dans les milieux militants, le terme «validisme» s’est imposé ces dernières années, mettant en lumière les oppressions et discriminations systémiques que subissent les personnes handicapées. Grâce à d’infatigables activistes, très présents sur les réseaux sociaux, il s’est fait une place dans les luttes intersectionnelles, parmi les combats féministes et antiracistes notamment. Un renouveau de la lutte des personnes handicapées, qui restait très peu audible en France depuis les années 70.

Reste qu’aux yeux du grand public, le validisme est méconnu. Charlotte Puiseux, psychologue, docteure en philosophie et militante antivalidisme, elle-même handicapée, vient de publier De chair et de fer : vivre et lutter dans une société validiste (éditions La Découverte), habile mélange de témoignage personnel et d’essai politique, qui explique avec pédagogie en quoi la société maintient les personnes handicapées à sa marge, y compris lorsqu’elle s’émerveille de les voir accomplir des exploits. Un plaidoyer anticapitaliste visant à cesser de penser la société uniquement à travers les yeux des valides.

Quel lien y a-t-il entre le validisme et le capitalisme ?

Le capitalisme est basé sur l’exploitation de la force de travail, l’endurance, la flexibilité, il survalorise la p

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